Infini

Retrouvez ici en sortie hebdomadaire et exclusivement numérique les créations autour de notre premier thème hors-série : Infini.

L'infini en nous

01/12/2019

Delphine Robert                   

Je regarde le ciel en cette nuit d’été

Je me sens si petit sous ce toit étoilé

Ici la grande ours, de ce côté Cassiopée

Je ne suis rien face à l’immense voie lactée

 

L’infiniment grand nous aspire dans un siphon

Il nous fait rêver de liberté et d’évasion

Mais l’infini est si loin de notre réel

Qu’à trop l’approcher on s’y brûlerait les ailes


 

Et puis je vois cette minuscule fourmi,

A la loupe ses poils sont encor plus petits

Puis j’imagine les bactéries, les atomes,

Les particules coupées au microtome.

 

L’infiniment petit nous pique, nous intrigue,

Il nous fait rêver par le savoir qu’il prodigue.

Mais l’infini est si loin de notre réel

Qu’à trop l’approcher on s’y brûlerait les ailes.


 

Mais dans nos vies, que nous traversons chaque jour,

L’unique sentiment infini c’est l’amour.

C’est le seul vecteur d’une vague si puissante

Qu’elle provoque une sensation grisante

 

L’infiniment aimant nous charme, nous enflamme,

Il nous fait rêver et guérit nos états d’âmes

C’est cet infini qui partage notre réel

Qui est le seul à pouvoir nous donner des ailes.

Loncan Vinciane_infini.jpg

08/12/2019

 Crépuscule

E. G.____________                   
Alexandre Petit - Infini #HS1

« Soulever, le poing desséché, le couvercle du cercueil,

s’asseoir, s’étouffer. Ainsi point de vieillesse. »

– Arthur Rimbaud

 

 

J’ai embrassé la nuit éternelle.

 

Tout s’agitait encore aux tréfonds de mon corps. Ce n’était pas de l’eau qui coulait dans mes veines, mais bien du sang. J’étais toujours un être humain. À ma montre, il était un peu au-delà de huit heures. Tu as toute la journée devant toi, eût-on pu me dire. Les teintes rosées de la lumière divine baignaient ma tête nue – rasée. En cette route serpentée du Vercors, je roulais. En ce chemin orné de fleurs, projetant détritus et miasmes hors de ma vue, je me sentais pousser des ailes.

 

Sa première entreprise fut ce chrysanthème, qu’Elle noircit sous mes yeux. Elle approchait, à mesure que ma célérité m’approchait du sommet d’où j’avais décidé de prendre mon envol avec fougue, d’où j’allais accomplir à jamais ma destinée autodéterminée.

 

Alors, Elle ferma un à un tous les stores. Derrière moi, agitant ses immenses membres. Par la plaine, où elle embrassa tout. À la grand’ville, où elle éteignit les boulevards, boucha une à une les artères, délabra tous les candélabres qui se débattaient ventre à terre. Filant comme une damnée, elle me chassait. Ou l’appelais-je ? Je l’attirais.

 

En haut de la route, elle m’entoura de ses voiles amassées. Au sommet, je perçus plaine, plateau, cimes, villages, ciel et nuages baignés de ses volutes sombres. Et je braquai, contre-braquai, sautai du droit chemin. Dans le cheminement vertical qui s’ensuivit, Chypres et Orient me revinrent, tout me revint. Ma chute prit fin au bas du bois, où son enveloppe me borda. Tandis que neuf heures sonnaient à peine, je m’endormis de mon plein gré.

 

Au réveil, il était l’éternité.

La question de la fin  

Laure-Line Hurel                       

15/12/2019

Comme toujours, c’est la mort qui fascine. Limite franchissable mais qui fait peur. C’est le moment pour moi d’avoir peur. J’ai l’impression de m’apprêter à faire le grand saut, celui qui te fais tomber, tomber, si longtemps que tu perds toutes notions de Tout. J’ai aimé penser à une vie après, à quelque chose de sympathique, de rassurant. J’y ai vue trop de problèmes, je n’y trouvais pas mon compte. Ensuite c’est l’inverse qui m’a posé question : un Après plus sombre et torturé. Mais là non plus, je ne m’y retrouvais pas.

C’est le vide qui m’a attiré le plus. La solitude extrême, tomber dans le Rien, flotter jusqu’à ce que son corps atterrisse de nouveau pour vivre. Toute la vie, le voyage ne m’a jamais trop appelé, mais ce soir c’est le grand soir : j’attaque mon destin et je devance le Karma. C’est le premier grand voyage de ma vie. J’ai hâte de me sentir partir, de rendre mon corps à la terre, que mon âme divague dans l’infini entre les mondes. J’ai hâte de pouvoir voir ce en quoi je n’ai jamais cru de mon vivant. J’ai hâte de comprendre tout ce qui m’était inaccessible. La mort sera ma prochaine vie, c’est ce en quoi j’ai décidé de croire.

Nevena Morel - Infini #HS1

23/12/2019

Fanny Ract - HS#1 Infini

Réflexion faite, mal de tête   

Maëlle Nicoud                      

Chose abstraite

Tu m’invites à réfléchir

J’observe, m’étonne et m’interroge

Philosopher permet de te comprendre

Plusieurs thèmes se bousculent

Symphonie ou cacophonie

Je ne saurais dire


 

La notion infinie est indéfinie

Je ne sais plus que croire

Il ne faut tomber dans le stéréotype

La production stérile, les mathématiques


 

La notion infinie et indéfinie

Un puit d’idées

Métaphore d’un trou noir

De pensées insondables ?


 

Le temps infini et indéfini

La boucle est bouclée

Et là recommence

Le cercle vicieux.

30/12/2019

Sans titre

Sour                      

L'aube, la sueur, le temps,
Quelque part au fond des os,
Résonnent les rythmes fénéants,
L'aurore, la rouille et l'argent,
Quelque part au fond de l'eau,
Il se dit,
"Je suis mort et je t'attends

Fanny Ract - HS#1 Infini

Sans titre

Violette Heraudet       

Ligne d'horizon, nuit infinie du néant, néant infini.

 

Et voile du Théâtre

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